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ATTENTION:
Ceci est la suite des " Chronique de Max " et en même temps un crossover avec un autre auteur, Pititgayy. Si vous voulez voir certains détails développés de son point de vue, allez regarder :
"Mec idéal 20 - Vacances à la neige". N'hésitez pas à commenter !
Vacances à la neige -10
Le soleil qui filtre par les rideaux me réveille. Damien est aussi réveillé, il fixe le plafond, je l'imite. On ne peut pas dire qu'on respire la joie. Il me prend, mais regarde toujours le plafond. Il ne me jette pas un regard, je vois ses yeux humides même s'il ne pleure pas. Il casse ce silence pesant :
D : " Donc tu repars aujourd'hui. "
M : " Oui, après le petit dèj. Le temps de charger ma voiture, j'ai beaucoup de route à faire et je veux être rentré avant le coucher du soleil. "
Il ne dit rien, souffle. Il n'est pas content, mais il comprend. Je ne veux pas de dispute, pas aujourd'hui. Il se lève, je le rejoins et passe mes bras autour de sa taille, il me répond par un baiser :
D : " Je t'aime Max, il y a les vacances, on va vite se revoir. Je suis à toi. "
M : " Et certains long week end aussi. "
Je lui dis oui et l'embrasse de nouveau, je le laisse aller prendre sa douche. Je finis de boucler mes valises. Une fois pratiquement prêt, je vais dans la salle de bain, elle est vide. Ma douche fut courte, je sens une vague d'émotion monter en moi. Je m'habille, récupère ma valise, je descends et pose cette dernière au pied de l'escalier. Je vais en cuisine où chacun prend son petit dèj. Damien me tend une tasse de café. J'ai l'estomac trop serré pour manger. Je m'assois à côté de lui :
N : " Je m'occupe de tes valises Maxime "
Je fais oui tristement. Damien à la lèvre inférieure qui tremble, je me colle à lui encore une fois. Je bois mon café en silence et lentement. Les autres à part Damien échangent des banalités. La météo, résultats sportif, la déco du chalet, bref une tension se fait ressentir. Mais au bout d'un moment j'ai effectivement fini ma tasse, déjà deux minutes que je fais style que non. Mais là faut que j'y aille. Tout le monde me suit au sous sol. C'est le moment des accolades. Je prends Valentin dans mes bras et lui dit à l'oreille :
M : " Prends soin de lui "
V : " Comptes sur moi "
Je le serre un peu plus fort. Damien est le dernier à qui je dis au revoir, on s'enlace. On échange un long baiser. On ne peut retenir nos larmes. On finit par y mettre un terme. Mon regard est plongé dans le sien, ses magnifiques yeux verts dans mes yeux bleus. On essaye de sourire, mais le coeur n'y est pas :
M : " Je t'aime Damien "
D : " Je t'aime tellement Maxime "
Je sais que si je ne pars pas maintenant, si j'attends plus, ça fera encore plus mal. Je monte dans ma voiture. Je sens comme une déchirure dans mon coeur. Je démarre, quitte le garage, puis suite à de longues manoeuvres je roule et toute l'équipe quitte mon champ de vision du rétroviseur. Mes larmes coulent encore, je pleure un long moment. Puis je roule longtemps, très longtemps. La visibilité est mauvaise. J'atteins ma destination en milieu d'après midi. Il fait gris, comme mon sentiment.
Laura et Alec m'accueillent. De suite ils comprennent que j'ai passé des supers moments. Une fois dans ma chambre, alors que je trie mes affaires, je leur raconte ces merveilleuses vacances. Quand je leur parle du départ les larmes remontent à la surface. Mes amis me prennent dans leurs bras. On se sépare vers dix neuf heures. Je ne vais pas manger je n'ai pas faim. Je suis à la fois fatigué par la route et par mes émotions, je me couche tôt.
À sept heures du matin, le réveil sonne. Retour de la routine. Nous sommes le mardi 2 janvier. L'air de rien je reprends vite mes habitudes, douche, habillage, je fais mon lit et descends, je retrouve mes amis au réfectoire pour le petit dèj. J'ai une faim de loup. Je dévore ce qui est mis à ma disposition, tous sont au courant de mes vacances, mais ça va un peu mieux. On en parle peu par égard pour moi.
Une fois le petit dèj engloutit je remonte, me brosse les dents. Mets mon sac sur le dos, embarque mon sac de lessive que je dépose à la laverie de l'établissement, au sous sol du bâtiment des dortoirs. Puis je rejoins tout le monde dans la cour. On reprend la classe, pas de changements. C'est toujours les mêmes profs, mêmes matières, mêmes têtes, même ennui.
Enfin il est midi, je mange avec ma bande de copain. Il y a quand même une différence depuis cette rentrée : une fois le repas fini je m'isole dans une salle ou dans un coin de la cour. Pourquoi ? Parce que j'appelle Damien, je lui avais promis et je tiens mes promesses, c'est ma bouffé d'air pur, mon oxygène, mon rayon de soleil. Adrien me dit qu'après chaque appel je rayonne. Je suis content à chaque fois. Puis les cours reprennent, repas du soir, temps libre et hop au lit.
Ce genre de rituel va durer toute la semaine. Cette façon de faire est devenue ma routine, du lever au coucher c'est la même chose. La semaine j'ai l'esprit occupé. Vendredi matin je m'inquiète, ce soir c'est le weekend. Je vais me retrouver seul avec mes souvenirs. La journée ne se passe pas avec joie, Damien paraît distrait quand je lui téléphone le midi. Il ne m'a même pas dit à demain. L'après midi est un supplice, mais il est bientôt cinq heures trente. Pas envie de remonter dans ma chambre. Laura m'attend au pied du bâtiment un sourire aux lèvres :
L : " Il est vraiment très beau "
Je la regarde interrogateur, mais elle ne dit plus rien. Je monte les deux étages et tourne dans mon couloir. Je relève les yeux. Il est là à quelques mètres de moi. Je cours vers lui et inversement. Il me prend dans ses bras et m'embrasse :
M : " Tu es vraiment là "
D : " Pour le week end. Et tous les autres. Tu m'as trop manqué, c'était tellement dur de ne pas te voir. "
Damien me sert dans ses bras pour me décoller du sol et me fait tournoyer. On entre dans ma chambre. À peine le temps de refermer la porte et de poser mon sac que déjà il m'embrasse. Je le pousse sur mon lit et viens me mettre sur lui. Je lui enlève son pull. Je l'embrasse dans le cou puis descends vers ses tétons que je prends plaisir à mordiller tendrement, il sourit d'aise. Tout en faisant cela, mes mains s'activent sur sa ceinture. Puis je détache le bouton de son pantalon et fait glissé sa braguette. En passant ma main à l'intérieur de son entrejambe, je sens le tissu tendu. Il est en érection, moi aussi. Il soulève son bassin. Je retire d'un coup son jeans et son boxer, le baisse jusqu'à ses chevilles. Il se met en position assise et enlève ses chaussures et ses chaussettes, puis enlève complètement son pantalon. Je l'imite en me déshabillant en quatrième vitesse. Je ne tiens plus. Fini les préliminaires. Son corps est brûlant. Il sent le mâle, une odeur propre à lui, reconnaissable entre mille. En l'embrassant je saisis le flacon de lubrifiant, une semaine que lui et moi avons rien fait, il ne doit plus être aussi bien dilaté. Je lui lève les jambes et lui étale bien à l'entrée. Puis je m'en mets bien partout sur mon pénis. Il est tout à fait bien gonflé. Une veine pulse sur le côté. Il est au garde à vous. Damien pose ses jambes sur mes épaules. J'avance contre lui, mon sexe à la main, le guidant vers son entrée. Millimètre par millimètre j'entre doucement. Il fait une grimace, avant de se remettre à sourire. Il contracte ses magnifique abdos pour venir m'embrasser. Je me penche en avant à la rencontre de ses lèvres. Ses mains se collent à mon dos. Je lui prends et les remonte de chaque côté de sa tête. Il joue du bassin, m'accompagnant en rythme. Je donne des assauts en cadence tantôt lents, tantôt rapides. Mon sexe entre en entier en lui. Mes bourses claquant ses petites fesses blanches à croquer.
Mes vas et viens se font plus rapides. Il se contracte, il est sur le point de jouir, je me raidis aussi. Il lâche un premier jet de sperme qui vient se coller sur mon bas ventre, le reste sur lui. Cinq jets qu'il fera au total, un sur moi et quatre sur lui, ventre et un peu plus haut. Je viens moi aussi en deux coups de bassin, je libère ma semence en lui. On est tous les deux en nage... J'attrape un paquet de Kleenex et lui donne, je roule sur le côté dans le peu de place qu'un lit d'une personne donne quand on est deux. Il se nettoie et fait en sorte de ne pas mettre de sperme sur les draps en provenance de ses fesses. Il jette le papier dans la poubelle. Panier à trois points! Il se cale tout contre moi, passant son bras autour de ma taille, sa tête sur mon épaule. Je suis dos à lui, mais très heureux :
M : " Tu aurais dû dire que tu venais, je t'aurais arrangé un rendez vous avec le doyen et inscris pour les repas "
D : " T'inquiètes c'est déjà tout réglé, j'ai vu le doyen avant que tu finisses tes cours, comment crois tu que je susse où venir t'attendre ? "
Il me dit avoir appelé le doyen mardi, et à la prononciation de mon nom, il a obtenu ce rendez vous, tous avaient gardé le secret pour me faire la surprise, et quelle surprise! Le repas allait être servi sous peu. Mes potes allaient m'attendre, il faut qu'on aille prendre une douche. Après avoir vérifié que la voie est libre, c'est complètement nus que nous traversons le couloir menant de ma chambre aux douches. Il est dix neuf heures quinze quand on se présente à la cafétéria du centre sportif où je fais mes cours. On rejoint ma bande de pote. Damien est en bord de table face à Adrien (AD), je prends place à côté de Damien face à Alec (AL), puis à côté de moi Jen, à côté d'Alec il y a Laura, et à l'autre bout de table Mel (Me):
J : " Pourquoi vous avez les cheveux mouillés "
M : " On vient de prendre une douche "
J : " Si tôt ? "
M : " Il le fallait crois moi "
J : " Pourquoi ? "
AD : " À ton avis Jen "
J : " Je ne ... Oh. Oui je comprend là "
On éclate de rire devant ce moment de naïveté. Même Damien rit. Je fais les présentations d'usages qui sont inutiles, car Damien comprend vite qui est qui, et eux, pas de problème de ce côté-là. Je fais un petit bisous sur la joue de mon copain :
AD : " Donc le rayon de soleil de Max c'est toi "
D : " Rayon de soleil ? "
ML : " Monsieur Maxime, limitez vos marques d'affection, nous sommes dans un lieu d'apprentissage sportif, pas dans un lupanar "
M : " Oui monsieur Large "
ML : " Vous je ne vous connais pas. Vous n'êtes en littérature avec nous. Un nouveau d'une autre classe? "
AL : " Oui monsieur un nouveau. "
ML : " Bien bien au plaisir ?"
D : " Damien "
ML: " Au plaisir Damien "
Une fois monsieur Large le professeur de littérature suffisamment loin et tournant le dos, je l'imite en caricaturant son accent un peu trop snob à mon goût, repris par les garçons de ma bande :
M : " Monsieur Maxime, veuillez limiter vos signes d'affection "
AD : " Vous n'êtes pas avec nous en littérature "
Al : " Bien bien "
Encore éclat de rire entre nous. Pauvre monsieur Large, il n'est pas méchant mais tellement suspicieux, quoi que là il n'a pas tord, Damien en toute logique n'a rien à faire ici :
D : " Pourquoi toute cette mascarade ? "
L : " Selon le règlement tu peux pas manger avec nous en semaine. "
AL : " Et on est vendredi. Large et sûrement le type le plus à cheval sur le règlement du bahut. À ce niveau là, il est pas large "
M : " Pas mal Alec tu t'améliores "
ME : " Oui il a fait l'école du rire pendant les vacances "
J : " Dis tu n'aurais pas un frère jumeaux Damien, qui aime les filles par hasard ? "
D : " Non désolé pourquoi? "
J : " Ben quoi les garçons, je demande on sait jamais "
Nouvel éclat de rire, j'ai des bons amis. Dans ma bande de copain, on a tous une conduite à tenir si je puis dire. Adrien c'est la force calme, le plus posé, toujours attentif, le sage du groupe, il est à peine plus âgé que moi de quelques jours. Alec le plus jeune des garçons, le foufou, le fonceur et le plus grand blagueur, la bonne humeur sur patte. Mel, la brune explosive. Un peu garçon manqué. Avec Alec c'est électrique, mais dans le bon sens du terme. Jen ou Jenny, la blonde pulpeuse, la bombe avec un cerveau d'un QI presque supérieur à la normale, ne vous y fiez pas, elle est loin d'être le cliché stupide des blondes. On se dispute la première place de la classe. Laura, mon ex, mais aussi la conciliatrice du groupe. Elle sort avec Alec, pourtant avec Adrien ils feraient un duo sensationnel. Et moi ? Le sportif beau gosse en quête du grand amour, que j'ai enfin trouvé :
D : " J'ai vu le doyen, j'ai son accord. "
AD : " Dans ce cas, tu as réussi à avoir un rendez vous super vite tu l'as pris quand? "
D : " Mardi au téléphone. Il m'a dit être débordé, mais quand j'ai dit Maxime boum il a trouvé de la place. "
L : " Cela ne m'étonne pas il considère ton petit copain comme le fils qu'il n'a jamais eu, et t'inquiètes il connaît parfaitement l'orientation de son fils, ça lui va. "
J : " Tenez quand on parle du loup. "
Un homme, plus de soixante ans que de cinquante, environ un mètre soixante quinze, dans un costume gris au visage souriant et bienveillant approche de nous. Joyeux comme souvent, il s'appelle Grégoire :
G : " Bonsoir jeunes gens. "
AD : " Bonsoir monsieur, vous mangez avec nous? "
G : " Ça aurait été avec plaisir Adrien, mais voyez vous un de mes collègues est seul, je vais lui tenir compagnie "
AD : " Okay pas de problèmes "
G : " Ah Max, demain soir accepterais tu avec Damien de venir manger à la maison, Léna et son mari seront présent. Ainsi que Léo. Tu lui manques beaucoup, histoire de se retrouver en famille, dix neuf heures ça t'irait ? "
M : " Oui, après un coup d'oeil à Damien, on sera là "
G : " Parfait, Max tu connais le chemin. Ça me fait plaisir que tu acceptes un repas de famille "
Après un sourire il s'éloigne, Damien me regarde avec une lueur étrange dans le regard, de façons interrogatives :
D : " Léo ? Tu lui manques beaucoup ? "
AD : " Le petit fils du Doyen, il vient d'avoir quoi, 5 ans? "
L : " Tout juste six ans. "
J : " Vous vous souvenez de la journée porte ouverte en Juin ? "
ME : " Le petit n'a pas lâché Max d'une semelle "
AL : " Pour lui t'es un dieu vivant mon pote "
Je fais un petit sourire à Damien qui me le rend. La suite du repas se poursuit normalement. Demain, samedi à midi on ne sera que quatre. Adrien, Jen, et Mel rentrent chez eux pour le week end. Laura et Alec seront présents jusqu'à treize heures, après ils partent à deux chez ses parents à elle. Damien et moi resterons donc à deux. Alec propose une séance de sport pour le matin, je la décline, le sport Damien et moi le feront ensemble dans ma chambre.
Après le repas, en compagnie d'Alec et de Laura, Damien découvre le centre sportif et lycée attenant. Puis vers vingt deux heures, chacun rejoint sa chambre avant extinction des feux à minuit. Je sens que Damien est mort de fatigue. Le trajet en train a dû y être pour quelques choses. Nus, allongés dans les bras l'un de l'autre on se fait un câlin empli de douceur et de tendresse. Puis le marchand de sable passe et on s'endort.
Max
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